Eglise de Rieussec

L’EGLISE DE LA PRÉSENTATION

Introduction

L’église de Rieussec en Minervois placée sous le vocable de Sainte Marie .

 

 

En 1852 la voûte de l’église se lézarde, il est décidé de la construction du clocher afin de consolider cette dernière.
La statue de Saint Joseph portant l’enfant Jésus provient du réfectoire de l’orphelinat de Lucarnis orphelinat agricole appelé Saint Joseph qui est devenu par la suite maison forestière.

Photo de l’intérieur de l’église après 1900

Un peu d’histoire…

Rieussec appartient historiquement et géographiquement au haut Minervois.
Le Vicomté de Minerve était à l’époque carolingienne un chef lieu de pagus. Les Vicomtes de Minerve firent hommage de leur seigneurie aux comtes de Carcassonne, dont ils suivirent les vicissitudes.
En 1171, Louis VII revendiqua le Minervois, et le donna au vicomte de Béziers, à condition que ce dernier relève directement de la couronne de France.
Minerve est surtout célèbre par le siège soutenu en 1209 contre les croisés qui, sous la conduite de Simon de Montfort, la cernèrent 6 semaines. La châtellenie de Minerve fut remplacée par Louis XI en une viguerie (1255). Elle fut définitivement réunie à la couronne, par Charles VIII qui la racheta en 1483.
Construction de l’église, sur un édifice plus ancien entre 1400 et 1500 XV et XVI siècle… L’église de Rieussec en Minervois placée sous le vocable de Sainte Marie faisait partie de la mense capitulaire.
La justice haute moyenne et basse appartenait au roi de France dans ses châtellenies de Cessenon, Anglés et Minerve.
La justice de châtellenie de Minerve avait son siège à Siran, ou elle était exercée par le viguier de Carcassonne. Elle s’étendait sur Minerve, Vélieux, Rieussec , Boisset, Olonzac.
Lors de la croisade Albigeoise Rieussec et la terre voisine de Boisset dépendent directement de la seigneurie de Minerve. Les terres sont donc confisquées pour crime d’hérésie à la famille des vicomtes de Minerve et finalement annexées par les rois de France.
En octobre 1567 saccage de l’église, causé par les huguenots de la vallée du Thoré conduits par le vicomte Sébastien de Génibrousse de Saint Amans. Le chœur de l’église est détruit.
Sur la photo ci-dessous on distingue l’arc triomphal entrée du chœur de l’église, sur coté droit la trace du mur qui ceinturait le chœur. Des fouilles effectuées dans les années 1980, n’ont pas permis de déterminer la forme du mur qui ceinturait le chœur.

Au 17ème siècle le domaine royal donne en engagement la seigneurie de Minerve (comprenant Rieussec, Boisset et Vélieux). Elle est alors détenue au nom du roi par les engagistes : le comte François Monstiers de Rieux, l’évêque de Saint Pons Jean Jacques de Fleyres, ses héritiers et finalement la famille Thezan du Poujol. En 1636, le château de Minerve fut détruit par ordre du roi.

En 1789, la communauté de Rieussec rédige un cahier de doléances qui reste l’un des rares conservés de l’ancien diocèse de Saint Pons.
Au 18ème siècle les tènements du village de Rieussec se composait de :
Rieussec, La Mourelarié, Merlac, le Moulin de Péribis, la Fignère, Cousses, Brian, Lucarnis, Sainte Colombe, Balagou, Lautié, Value, la Resse, les Verreries, Moussans, Galinié, Lespinassié, la feuillade, Combesinières, la Borie-Crémade.
En 1864 une partie de la commune de Rieussec est détachée pour former les verreries de Moussans.
L’actuelle commune des Verreries de Moussans faisait partie de la commune de Rieussec et était divisée en deux parties : l’une à l’Est de Thoré, LA FON DE L’ESTAT appartenant à la seigneurie de Saint Pons, l’autre à l’Ouest, les Verreries Basses faisait partie du Vicomté de Minerve.

Le 6 septembre 1840 (Registre délibérations 1838 1855 page10) demande de secours pour réparation à l’église et au cimetière.
Mr le maire donne lecture de la lettre envoyée par le conseil de fabrique de l’église portant la demande d’un secours de la somme de 2104F 30c pour frais de réparation de l’église et du cimetière.

« Les réparations de l’église deviennent urgentes car elle est trop petite pour le nombre de fidèles qui se rassemblent, le chemin qui traverse le cimetière pour aller à l’église aurait du être changé depuis longtemps a cause que le gens avant et après les offices tiennent des conversations comme dans les marches et notamment celle de différents sexes. Non seulement cette terre sainte est profanée par les hommes mais encore par les bêtes féroces qui sautent le mur de clôture viennent souiller les tombeaux ou reposent les cendres de nos pères dont peur être pareil scandale n’est jamais arrivé en France, le cœur des personnes qui ont quelques sentiments d’honneur ne peut que palpiter en se représentant une pareille a troupe. »

Le 2 mars1843 (Registre délibérations 1838 1855 page 16) le conseil vote un supplément de devis pour des choses omises au devis primitif de 1840
Registre délibérations 1856 1875 .

30 mars 1846 (Registre délibérations 1856 1875 page 7 et 8) Délibération sur la stabilité de la voûte de l’église réparation faite en 1842 par Bourdel Jean entrepreneur de Saint Pons. En 1842 la commune donne à cet entrepreneur la construction d’une partie de la voûte de l’église. Cette construction fut reçue et payée en 1852. La stabilité de la voûte est mise en doute, la curé se plaint que des lézardes qui existent à la voûte grandissent toujours, le maire s’engage à prendre les mesures nécessaires pour faire consolider cette partie de la voûte …. Un architecte est nommé et il propose la construction d’un porche en saillie de la porte d’entrée un devis approximatif de deux cents francs est dressé. Monsieur Bourdel demande l’avis d’un autre expert.
La construction d’un porche est demandée par les habitants des campagnes, mais les maires précédents ne l’ont pas construit faute de ressources.
Monsieur Bourdel construira ce porche immédiatement….
Cullier Maire

4 janvier 1847 (Registre délibérations 1856 1875 page 21) Réparations à faire a l’église et au presbytère : lors d’un conseil municipal la stabilité de la voûte est mise en doute, la curé se plaint que des lézardes qui existent à la voûte grandissent toujours, le maire s’engage à prendre les mesures nécessaires pour faire consolider cette partie de la voûte …. Un architecte est nommé et il propose la construction d’un porche en saillie de la porte d’entrée.

« Pour rendre l’église saine il n’est pas nécessaire de construire une charpente entre la voûte et le couvert, ni de donner plus de pente à ce dernier il est estimé dans ce rapport que la construction remonte à plus de 400 ans. Quant au presbytère les réparations sont ajournées car il y a eu de grosses dépense de faites pour acheter les terrains pour la construction du chemin de grande communication N°12 de Carcassonne à Saint Pons de plus la commune a été ravagée plusieurs fois par la grêle. Janvier 1847.
Cullier Maire. »

30 juin 1850 (Registre délibérations 1838 1855page 47) la restauration de l’ouvrage mur du fond de l’église se trouve à la charge de l’entrepreneur……

24 novembre 1861 (Registre délibérations 1856 1875 page 96).

« Vous savez aussi bien que moi, qu’il est urgent et nécessaire que le mur du fond de l’église se refasse ; que les lézardes du premier arceau de la voûte se réparent et qu’il soit fait deux contrefort à cet arceaux pour consolider la dite voûte … un homme de l’art estime cette réparation à 295 F. Les travaux sont acceptés par le conseil. »

15 novembre 1868 (Registre délibérations 1856 1875 page 162) réparations nécessaires au presbytère. 1869 les travaux ne sont toujours pas réalisés.

Mars 1872 (Registre délibérations 1856 1875 page 208)
Les ouvrages de retenue d’eau réalises par M. Cabbart père sur le ruisseau de Gleizes remontent à une quarantaine d’année soit en 1830.réalisation de conduits d’eau pour amener l’eau au presbytère.

Aout 1875 (Registre délibérations 1856 1875 page 274) le toit du presbytère a un besoin urgent de réparations.

1858 apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous de Lourdes. Construction de la chapelle de la vierge quelques années après.

Reposoir dans l’entrée de la Maison Roussel

Descriptif des objets classés ou de valeur

OBJETS CLASSES

La cloche coté Est en bronze est classée par arrêté du 22/2/1943. Cette cloche a sonné la révolution Française de 1789.

Inscription :
SANTA* MARIA*ORA* PRO* NOBIS* M* IOS+PH* CAVOY* CURE* 1749*F.P.M.BARDET
Elle a été fabriquée par le fondeur BARLET en 1749.

 

 

 

 

La cloche Ouest plus imposante porte l’inscription :

+JE MAPPELLE LOUIS CLAIRE MON PARRAIN A ETE ALBAN ROUSSEL
MA MARRIANE LEOTINE BONHOMME EPOUSE ALBAN ROUSSEL F M ANATOLE DE ROVERIE DE CABRIERES EVEQUE DE MONTPELLIER THEOPHILE AZAN CURE DE RIEUSSEC
VIVRE FONDEUR A TOULOUSE EN 1891

 

 

  • Une pyxide du 17e siècle (1640) œuvre de Nicolas Laporte orfèvre à Narbonne en argent surmonté d’une croix se trouvait dans les objets classés. Aujourd’hui cette pyxide est introuvable.
  • Un Christ en Croix, bois polychromé du 17ème siècle. Classé par arrêté du 30 09 1988.
    La restauration a été effectuée par la société CROMA de Montpellier, sous la responsabilité de Monsieur CHARLES Nicolas .

    • La photo de gauche représente l’ état du christ sans croix, le bras manquant ne figure pas sur la photo mais existe.
    • La photo du centre représente la première restauration.
    • La troisième photo donne l’état actuel du christ en croix après traitement insecticide et fongicide par rayonnement gamma et rayonnement X pour le visage. Nettoyage des salissures et enlèvement des surpeints. Consolidation du bois fixage et reprise des lacunes de la polychromie. Le tout pour un coût de 7775 Euros.

OBJETS DE VALEUR

  • CALICE en laiton doré à l’or fin.
    Sur la base du pied trois émaux cloisonnés et un trèfle à quatre feuilles en émail bleu.

    • Dimensions :
      • Hauteur : 22,5cm
      • Diamètre du pied : 12,5cm
      • Fausse coupe en vermeil, de diamètre : 9,2cm.
    • Poinçons :
      • De l’orfèvre losange dans lequel figure L G avec
      • une étoile entre.

 

 

 

  • PATENE : diamètre 13.5
    • Poinçons : portés par la coupe
      • De l’orfèvre dans losange L G avec étoile au centre.
      • Le poinçon matière illisible.

 

 

 

  • CALICE en laiton doré à l’or fin.
    Sur la base du pied trois cabochons en porcelaine émaillée.

    • Dimensions :
      • Hauteur : 23,2 cm
      • Diamètre du pied : 12,5 cm
      • Fausse coupe en vermeil, de diamètre de la coupe : 9,2 cm.
    • Poinçons : portés par la coupe.
      • De l’orfèvre losange dans lequel figure H et un N séparés par un calice.
      • Le poinçon matière : serait une tête humaine…

 

 

  • CIBOIRE en argent couvercle surmonté d’une croix. L’ensemble des ciselures est gravé à la main, pas de fausse coupe.
    • Dimensions :
      • Hauteur : 20,5 cm
      • Diamètre du pied : 9,5 cm
      • Diamètre de la coupe : 8,2 cm
    • Poinçons : portés par le socle et le couvercle.
      • Le poinçon de l’orfèvre losange vertical avec JBSL, une timbale (Jean-Baptiste Simon Lefranc).
      • Les poinçons matière un coq avec un 1 (1798 à 1809)
  • OSTENSOIR en alliage de cuivre doré à l’or fin, 15 perles de verre rouge, 6 émaux cloisonnés, inscription cuivre sur fond email bleu autour du verre central.
    • Dimensions :
      • Hauteur : 81 cm
      • Pied : 20 x 20 cm
      • Diamètre du centre : 37 cm
Centre
Face avant
Face arrière
  • Ensemble de 6 chandeliers et d’un crucifix en laiton initialement dorés.
    • Hauteur de chacun des chandeliers 80 cm sans la pique support de cierge.
    • Crucifix d’une hauteur du 109 cm et de 47,5 cm de large.

Établi par Christian Roussel